
La famille de Max Jacob est originaire de Neunkirchen ville de Prusse. Laïeul était fermier et disait vers les années 1802 : « Je pourrais paver la route avec des pièces de cinq francs. » Cette aisance financière disparut avec linvasion étrangère de 1812. Il mourut ruiné et ses vingt enfants se dispersèrent sur la France attirés comme de nombreux autres juifs par les lois libératrices de la révolution. |
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Le 21 juin 1888 au tribunal de Tours la famille de Max change de
nom dAlexandre elle devient Jacob. Dans une lettre à Mirthé Léa (sur
de Max) et à ses cousins Gompel il explique cela ainsi : « nos
parents ne voulaient pas que leur fils aient les difficultés quils avaient
rencontrées à cause de cette différence entre létat civil et la réalité
(connu Jacob inscrit Alexandre). Ils ont fait un énorme sacrifice pour corriger
par décret tous les papiers officiels de 88 ». |
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Isaïc Mayer |
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Rachel Reine le Mann |
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Nom inconnu mort en 1812. Fermier. |
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Lazare Mayer né : Nancy le 15/09/1768 mort : 30/05/1846 |
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Mlle Doussette née à Saint-Paul |
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Mlle Chailly née à Avignon. |
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Samuel Alexandre né : Neunkirchen mort : Quimper le 19/06/1889 |
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Mirthé-Léa née à Quimper le 3/02/1884 |
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Léon Jacob dit David : Passementier |
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Alexandrine Alexandre (Grand-mère David) |
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Julie |
Maurice né en 1850 à Lorient |
Lazare Jacob né le 9/01/1847 à Quimper mort en 1917 |
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Prudence née à Paris le 22/12/1849 meurt le 19/11/1937 |
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Julie-Delphine née le 24/07/1872 meurt le 15/04/1942 |
Maurice né le 10/02/1874 meurt en 1932 |
Gaston né le 14/05/1875 disparu à Auschwitz en 1943 |
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Max Jacob né le 12/07/1876 à Quimper mort le 5/03/1944 à Drancy |
Jacques né le 27/12/1880 |
Mirthé-Léa née le 24/08/1884 disparue à Auschwitz en 1944 |
On peut sans doute expliquer cette différence entre létat civil et lusage. En effet en Prusse les juifs navaient pas détat civil. A la fin du XVIIIème siècle des patronymes leur furent distribués un peu au hasard. Les ancêtres de Max qui par leur communauté sétaient toujours fait appeler Jacob se virent attribuer le nom dAlexander transformé en Alexandre dès leur arrivée en France. Doù ce hiatus entre létat civil et le nom réellement porté. |
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Lintégration de la famille ne fut jamais totale ; celle-ci était globalement respectée mais fut à plusieurs reprises confrontée à des manifestations antisémites comme en 1899 où des placards à bas les juifs apparurent sur la boutique ou en 1901 lorsque la maison fut cernée par des paysans venus pour casser les carreaux. |
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Dautre part le père de Max né en France en
1847 na obtenu la nationalité française quen 1873. |
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En quittant définitivement Quimper Max Jacob évoquera le souvenir dun siècle de résidence honorable le souvenir dune famille dispersée anéantie hélas ! |
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Les parents de Max étaient des commerçants. Le père qui se surnommait à juste titre Maître tailleur et chemisier soccupait de deux boutiques pour homme : un magasin de vêtements tout faits et un atelier de confection. La première était située au 8 rue du Parc et était plutôt destinée aux personnes riches et bourgeoises de Quimper. |
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Lautre atelier sappelait Au bon marché. Il se situait aussi
au centre-ville et concernait plus la clientèle populaire. Ce métier de tailleur était
en fait une tradition de famille qui durait depuis larrière grand-père ; et
dailleurs daprès Max cest lui qui a eu lidée de broder sur les costumes
civils des insignes bretons. |
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Il paraît quil était aussi linventeur de nombreux onguents et dune eau pour les cheveux. Il serait également à lorigine du style breton comme par exemple les lits à fuseaux. La mère quant à elle tenait une boutique dantiquités sur les quais de lOdet avec laide de sa fille Julie-Delphine. Plus tard cette dernière est devenue lassociée de son frère Gaston et ensemble ils ont ouvert un magasin de curiosités. |
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