La rue des Boucheries ou "rue des Etaux"
Aux temps médiévaux on y trouvait les étals
de tripiers, charcutiers, bouchers, qui, selon les règlements
de la police, ne pouvaient débiter en aucun autre lieu.
On abattait les bêtes dans la rue nême ou du côté
de Maez Gloaguen (emplacement de l'ancienne prison, où
séjourna le célèbre Vidocq). Les déchets
s'écoulaient vers le bas de la rue jusqu'à l'Odet.
D'importants problèmes d'hygiène en ont découlé,
il y eut en particulier de nombreuses épidémies
de choléra jusqu'au XVIIème siècle.
Un rapport officiel daté de la fin du XVIIIème siècle
dit que "Quimper est infectée par les immondices et vapeurs
provenant de l'échaudoir et de la tuerie des bestiaux situés
au lieu le plus élevé et le mieux airé de la ville,
principe de grandes maladies et souvent de la mort."
Néammoins aux XVIIème et XVIIIène siècles
de nouvelles classes aisées s'installent dans le quartier
au fur et à mesure que
la ville fait peau neuve , hommes de loi surtout, procureurs,
avocats, notaires.